CONFIDENTIEL
Visite privée de Confidentiel, sur invitation, à l’Hôtel de La Trémoille, résidence parisienne de l’ambassadrice de Serbie, Ana Hrustanović.
Cette deuxième édition réunissait une sélection de galeries et de marchands parmi les acteurs reconnus du marché de l’art international.
L’événement était destiné à un public de collectionneurs, décorateurs, conservateurs et amateurs d’art, dans un format volontairement restreint et intimiste. Le principe de Confidentiel repose sur une découverte des œuvres éloignée de l’agitation des grandes foires, privilégiant la qualité des échanges et la rencontre directe avec les galeristes. Le choix de l’Hôtel de La Trémoille renforçait cette dimension exceptionnelle : habituellement fermé au public, le lieu ouvrait ses salons spécialement pour l’événement. Construit en 1912 pour le duc Louis de La Trémoille par l’architecte Ernest Sanson, l’hôtel particulier constitue un remarquable témoignage de l’architecture privée parisienne de la Belle Époque. Depuis 1936, il est étroitement lié à l’histoire diplomatique européenne, après son acquisition par le Royaume de Yougoslavie pour y établir la résidence de son ambassadeur. Il est aujourd’hui la résidence de l’ambassadrice de la République de Serbie et demeure un lieu de rencontres diplomatiques, politiques, intellectuelles et culturelles.
Cette édition présentait une grande diversité de spécialités : peintures anciennes, modernes et contemporaines, sculpture, mobilier, design, arts premiers, arts asiatiques et joaillerie. Parmi les exposants figuraient notamment les galeries Taménaga, Neuse, Flak, Hioco, Jacques Barrère, Cuturi, Bailly, ainsi que Lucas Ratton, Alexis Renard, Ary Jan ou encore Artimo Fine Art. Les différents espaces de l’hôtel étaient répartis entre les galeries, créant un parcours où œuvres, décors historiques et architecture dialoguaient directement. Cette mise en scène favorisait une approche plus sensible et plus personnelle des œuvres, chaque pièce étant découverte dans un cadre domestique plutôt que muséal ou marchand traditionnel. L’événement insistait également sur la circulation entre les cultures, particulièrement significative dans un lieu diplomatique et à l’occasion du quinzième anniversaire du partenariat stratégique entre la France et la Serbie. La résidence apparaissait ainsi comme un espace de dialogue entre divers patrimoines.
![]() Vue d’ensemble des stands du rez-de-chaussée. |
![]() Bouddha assis. Bronze. Royaume d’Ayutthaya. Thaïlande. 18ème siècle. Galerie Hioco. |
![]() AUGUSTE RODIN (1840-1917). L’Éternel Printemps, second état, première réduction dite également « réduction n°1 ». Bronze à patine brun foncé nuancée. Vers 1910-1914. Bailly Gallery. |
Maëlle Schmidt






