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dîner annuel de la société des Amis du musée cernuschi

Situé à mi-chemin entre nos fêtes de Nouvel An et celles du Nouvel An asiatique, le dîner annuel des Amis du Musée Cernuschi a eu lieu le 18 janvier 2017.

Au seuil de cette nouvelle année, les convives ont pu échanger leurs vœux autour d’un repas asiatique dans la prestigieuse salle du musée sous la protection de son grand Buddha. Le tout dans l’atmosphère magique dégagée par les œuvres exposées, enrichies des donations Zao Wou ki, Lebadang et des dernières acquisitions.

D’excellent augure pour l’association, le Président René Abate n’a pas manqué d’évoquer les avances dans le domaine du mécénat ainsi que le renouvellement de la convention passée avec l’Etablissement Public Paris Musées qui permet à la SAMC de poursuivre son œuvre vouée au rayonnement du musée Cernuschi.

Jacqueline Berthelot-Blanchet, vice-présidente

BUDDHA

Mardi 18 octobre 2016 :  Exposition Buddha à Völklinger Hütte.

Les Amis se sont retrouvés à Sarrebruck pour la visite de cette grande exposition sous le patronage de l’UNESCO et de sa sainteté le 14ème Dalaï Lama.

Avant la visite, Gilles Béguin (Conservateur Général Honoraire du Patrimoine – Ancien Directeur du Musée Cernuschi) a fait une conférence pour rappeler certaines généralités. Le bouddhisme, hérésie de l’hindouisme, est né au 6ème siècle avant notre ère en Inde dans un climat de spéculations philosophiques visant au salut personnel. Nul ne conteste l’historicité de son fondateur appelé le Bouddha (l’« Eveillé ») ou Śākyamuni (le « Sage du clan des Śākya ») qui vécut peut être de 566 à 486 avant notre ère. Après une longue quête, le Buddha fit son premier sermon dans le Parc des Gazelles de Sārnāth, dévoilant les quatre « nobles vérités » qui sont toujours au centre des enseignements de toutes les écoles bouddhiques. Après la vérité de la souffrance, la vérité sur l’origine de cette souffrance, la vérité de la cessation de la souffrance, la vérité du chemin : la voie du juste milieu (observance d’une stricte discipline sans ascèse excessive) pour se libérer du cycle des renaissances. La doctrine du bouddhisme s’organise autour de la « triple corbeille », le Tripiṭaka (l’enseignement, le Buddha, la Loi), et des communautés monastiques se créent dans le bassin moyen du Gange et le nord-ouest du Dekkan. L’absence de dogme fixe et de pontife unique entraîna des scissions et de véritables schismes. La conversion de l’empereur Asoka (ca 271-235 av. notre ère) de la dynastie Maurya constitue un événement capital dans l’histoire du bouddhisme. Grâce au soutien de l’empereur, la communauté bouddhique se développa de manière spectaculaire, gagnant le sud de l’Inde, Ceylan, l’Asie centrale hellénisée et le Népal. Le succès du bouddhisme est dû au fait qu’il s’adresse à tous, sans distinction de caste, de race ou de nationalité, à l’opposé du brahmanisme. Sous le règne de Kaniṣka 1er (ca 78-120), le plus grand souverain de la dynastie des Kuṣāṇa, l’organisation du troisième concile où une nouvelle école se proclame « Grand Véhicule » (Mahāyāna), la Grande Voie pour atteindre l’Eveil, et déconsidère les courants antérieurs en les qualifiant de façon péjorative de « Petit Véhicule » (Hinayāna). Puis à partir du 7ème siècle, le bouddhisme ésotérique (Vajrayāna) aussi appelé bouddhisme tantrique voit le jour. En Inde, le Vajrayāna va peu à peu supplanter mais sans rupture le Mahāyāna. Si l’affaiblissement de la dynastie Pāla (750-1200) amène la fin du patronage monarchique du bouddhisme en Inde, son rayonnement dans toute l’Asie a continué jusqu’à nos jours.

A ses débuts, l’art bouddhique ne représente pas le buddha Śākyamuni sous une forme anthropomorphe. Ce n’est qu’à partir des 1er – 2ème siècles que la représentation humaine du Buddha va se propager, particulièrement dans  l’art du Gandhāra et celui de la dynastie Gupta (320-647). C’est alors que sont fixés certains caractères physiques du buddha Śākyamuni (l’uṣṇīṣa, protubérance crânienne – l’ūrṇā, touffe de poils blanc tourbillonnant entre les deux yeux – les lobes des oreilles distendus – les doigts palmés – des Roues de la Loi gravées sur les paumes des mains et la plante des pieds, etc.), signes propres aux hommes exceptionnels et aux autres buddhas historiques.

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Entrée de l’exposition à Völklinger Hütte

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Buddha méditant. Schiste. Gandhara. 2ème-3ème s. ©Völklinger Hütte

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Manjushrî. Phyllithe. Période Pâla. 11ème-12ème s. ©Völklinger Hütte

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Buddha en méditation sur le nâga Mucilinda. Bronze. Style de Pré-Rup. 10ème s. ©Völklinger Hütte

L’exposition se tient dans une ancienne aciérie classée au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Notre guide nous a donné quelques informations techniques, en particulier sur les soufflantes impressionnantes qui permettaient d’attiser le feu des hauts-fourneaux.
L’exposition comprenant 232 œuvres provenant de collections privées et est consacrée à la représentation du buddha Śākyamuni  et des « Etres promis à l’Eveil » (bodhisattva) à travers toute l’Asie, sous forme de sculptures et de peintures.

Si le Gandhāra est assez bien représenté, l’art de la dynastie Pāla est également présent avec de nombreuses stèles réalisées dans une pierre presque noire, la phyllithe. Ces stèles figurent aussi bien le Buddha que des bodhisattvas et des Tāra (boddhisattva féminin particulièrement révérée dans le Vajrayāna). Ces sculptures d’un style très traditionnel se caractérisent par une disposition des personnages codifiée, un poli extrême de la pierre qui n’est pas sans évoquer le métal, une certaine sécheresse dans le traitement du matériau, souvent dépourvu de lyrisme et de sensualité. La sculpture métallique présente plus d’originalité. L’importance de l’art Pāla se mesure à son rayonnement dans toute l’Asie.
L’art de la Chine est peu représenté, cependant quelques bronzes méritent l’attention, en particulier un boddhisattva Avalokiteśvara méditant de l’époque Yuan (14ème s.) et un stūpa en émaux cloisonnés de la période Qianlong (1711-1799).

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Avalokiteçvara pensif. Bronze doré. Yuan. 14ème s. ©Völklinger Hütte

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Avalokiteçvara. Bois avec traces de polychromie. Licchavi. 8ème s. ©Völklinger Hütte

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Thang-ka figurant Amitâbha. Peinture sur tissu de coton. Tibet. 15ème s. ©Völklinger Hütte

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Thang-ka figurant Yamadharma Râja. Applications de soies. Mongolie. 18ème-19ème s. ©Völklinger Hütte

Le Japon est représenté par quelques sculptures et une peinture. De nombreuses œuvres en pierre ou en bronze illustrent l’art Khmer du 7ème au 13ème s. Les bronzes figurent essentiellement le Bouddha assis en méditation sur le nāga Mucilinda ou des représentations du dieu tutélaire ésotérique Hevajara dansant. La Thaïlande et l’Indonésie sont aussi évoquées par quelques sculptures.
L’art de l’Himālaya est particulièrement bien illustré. Un boddhisattva Avalokiteśvara népalais, en bois, de la fin de la période Licchavi, du 8ème s., est remarquable par la qualité de la sculpture et son état de conservation. De nombreux bronzes dorés figurant toutes les divinités du panthéon du bouddhisme Vajrayāna complètent cet aperçu de la sculpture népalaise ou tibétaine. De nombreux thang-kas tibétains illustrent la peinture de l’Himālaya. En particulier, un thang-ka tibétain du 15ème s., figurant le buddha Amitābha est remarquable par l’influence Pāla encore très présente et une grande liberté dans les décors et les scènes secondaires. L’exposition se termine par un grand textile mongol du 18ème ou 19ème s. représentant Yamadharma Rāja. L’ensemble est composé de soieries chinoises appliquées cousues et rebrodées.

Pour terminer la journée, les amis ont eu la chance de pouvoir visiter la Ludwigskirche à Sarrebruck. Cette église baroque protestante construite entre 1762 et 1775 est unique par son plan en croix grecque et est l’une des plus belles d’Allemagne. Visite qui fut suivie d’un dîner sympathique et convivial dans un restaurant italien au bord de la Sarre.

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Ludwigskirche. Sarrebruck. Façade.

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Ludwigskirche. Sarrebruck. Intérieur et tribune d’orgue.

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Ludwigskirche. Sarrebruck. Intérieur.

 

Voyage des Amis en Corée du Sud

Du 11 au 22 mai 2016 par Jacqueline Berthelot-Blanchet.

Dans le cadre de la célébration des années croisées France-Corée, le choix du voyage annuel de notre association  s’est tout naturellement porté sur la Corée du Sud.

Longtemps fermé à toute ouverture, meurtri par une guerre l’ayant opposé à son frère ennemi du Nord, de 1950 à 1953, le Pays du Matin calme joue aujourd’hui dans la cour des puissances mondiales. Cette incursion fulgurante dans le monde moderne ne l’a pas détourné d’un héritage culturel sur lequel il veille jalousement. En témoigne le programme d’un voyage faisant place à la culture ancienne et aux traditions populaires mais aussi aux expressions contemporaines du pays.
Ce dualisme s’observe à l’abord des grandes villes. Séoul et Busan, avec leurs barres d’immeubles et leur activité trépidante s’opposent ainsi à la sérénité et à l’esthétisme émanant des campagnes où quelques villages de hanoks, de maisons de lettrés et d’écoles confucéennes-érigées au 13ème siècle en réponse à un bouddhisme devenu trop puissant- offrent un miroir de l’habitat d’autrefois.

Monastere de Tongdosa
Monastère de Tongdosa. ©J. Berthelot-Blanchet

Musee de Seoul
Musée de Séoul. ©J. Berthelot-Blanchet

Village de Yang Dong. Dynastie Choson
Village de Yang Dong. Dynastie Joseon. ©J.Berthelot-Blanchet

Temples et monastères sont nombreux à émailler le paysage. Sertis dans un écrin de montagnes verdoyantes parfois traversées par des sentiers de randonnées et de cascades dignes d’une peinture traditionnelle, ils ont vu leur implantation obéir aux règles de la géomancie, technique divinatoire toujours en vogue à l’heure actuelle.
L’architecture de ces  édifices reflète les grands courants de pensée et de pratiques religieuses (bouddhisme,  confucianisme et chamanisme) qui ont traversé les siècles. Bâtis en bois, la pierre étant reservée aux constructions militaires et n’étant utilisée qu’exceptionnellement pour leur soubassement, ils ont la particularité d’être composés d’une multitude de pavillons répondant chacun à une fonction bien définie.
Visites des sites, musées nationaux ou fondations possédant  pièces archéologiques,  œuvres modernes et contemporaines (musées Hoam et Leum crées par la fondation Samgsung) ont contribué à l’approche d’une culture ayant su, en dépit d’évènements tragiques, conservé son identité.

Temple de Haeinsa(Lieu recelant le Tripitaka Koreana
Temple de Haeinsa (lieu recèlant la Tripitaka Koreana). ©J. Berthelot-Blanchet

Observatoire de Cheomseongdae a Gyeongju
Observatoire de Cheomseongdae à Gyeongju. ©J.Berthelot-Blanchet

Atelier de Mme Bang Hai Ja
Atelier de Mme Bang-Hai Ja. ©J.Berthelot-Blanchet

Deux ateliers d’artistes contemporains figuraient au programme soit le musée Young-Eun partagé entre musée d’art et ateliers, dont celui de Madame Bang Hai Ja bien connue du musée Cernuschi pour y avoir exposé récemment, et le musée Lee Ungno artiste dont notre musée possède un grand nombre d’œuvres.
Outre l’accueil réservé aux visiteurs dans ces lieux, certains points forts du voyage se doivent d’être mentionnés tels le palais Kyongbok à Séoul caractéristique de l’architecture coréenne et le palais Changdeok avec son jardin secret, le musée de Séoul, unique au monde pour la connaissance de l’art coréen avec notamment les merveilleux céladons de la dynastie Koryeo et la sobriété raffinée des porcelaines de la dynastie Joseon, le temple de Haein-sa (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO)  pour ses Tripitaka Koreana conservés depuis le XIIIème sièce grâce à un ingénieux système de ventilation conjugué à une modulation de la température et de l’humidité, la grotte de Seokguram pour son Buddha de granit blanc, chef d’œuvre de l’art bouddhique du royaume de Silla, le monastère de Gwanchok s’enorgueillissant du plus vieux Buddha de Corée…

En conclusion, un voyage enrichissant  dans une ambiance amicale, sous la houlette de Maël Bellec, Conservateur au musée, à qui nous devons son élaboration réalisée en étroite collaboration avec notre association. Qu’il en soit remercié !

 

 

art paris – art fair

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Bang Hai Ja – Danse de lumière. 2015. Pigments naturels sur papier de mûrier. 177×117,5 cm

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Ung-No Lee. Composition 1964. Huile et sable sur toile. 146×116 cm

Rendez-vous incontournable de l’art moderne et contemporain, Art Paris-Art Fair a présenté, du 31 mars au 3 avril 2016, 143 galeries provenant de 20 pays différents.
Si territoire national et européen étaient représentés sous les voûtes du Grand Palais, l’Asie y occupait, toutefois, une place de choix avec la Corée du Sud mise à l’honneur dans le cadre des années croisées France-Corée.
A la lueur de ses acquisitions d’œuvres coréennes contemporaines et de son exposition « Séoul-Paris-Séoul » force est de constater que le musée Cernuschi peut s’enorgueillir d’une politique d’ouverture aux échanges culturels pratiquée de nos jours, sans négliger pour autant l’art ancien à l’origine de sa création.
Nos remerciements vont à Guillaume Piens, Commissaire Général de la Foire, qui a tenu à inviter et accueillir personnellement notre Société d’amis à cette cinquième année consécutive d’Art Fair.  Que son équipe qui a veillé à ce que notre visite se fasse dans d’excellentes conditions soit également remerciée !

Jacqueline Berthelot-Blanchet

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Kim Tschang Yeul. Récurrence SPY 201501. 2014. Huile et acrylique sur toile. 194×160 cm

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Zao Wou-Ki. Sans titre. 1973. Aquarelle sur papier. 25×32 cm

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Wei Ligang. Blue peacock. 2014. Acrylique sur papier marouflé. 138×170 cm

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Vue d’une allée.

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Vue de la tribune.

dîner annuel de la société des amis du musée cernuschi

Le dîner annuel de la Société des Amis du Musée Cernuschi s’est tenu le 28 janvier 2016, dans la prestigieuse salle de son musée où soixante douze participants ont pu se retrouver sous le regard serein et bienveillant du grand Buddha de Meguro qui y trône.

Désireuse de célébrer les années croisées France-Corée, la société des Amis avait choisi de mettre à l’honneur  » Le Pays du Matin Calme  » pour lequel elle a organisé un voyage au mois de mai prochain.

Les convives ont donc   pu  apprécier la cuisine coréenne dans  une ambiance toujours faite d’amitié et de convivialité, après avoir, pour un grand nombre d’entre eux, assisté à la projection du film  « Printemps, été, automne, hiver…et printemps », un des chefs-d’œuvre du cinéma coréen.

Fixé à la veille du Nouvel An chinois placé sous le signe du Singe, animal facétieux et dynamique, ce dîner a offert l’opportunité de présenter les toutes dernières acquisitions dont nous pouvons légitimement nous enorgueillir. C’est ainsi que viennent de rentrer dans les collections de notre musée une donation des œuvres et de la collection de Zao Wou-ki par Madame Françoise Marquet-Zao. Deux pièces d’un intérêt majeur provenant de la collection David-Weil ont pu rentrer également dans les collections du musée, grâce à notre société d’amis, soit un rare pendentif-dague en jade (fin de la dynastie des Shang) et deux garnitures de char en bronze (dynastie des Zhou occidentaux).

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Qui sommes nous ?

La Société des Amis du Musée Cernuschi a été fondée en 1922 pour enrichir les collections du musée Cernuschi.
La Société des Amis rassemble amateurs et collectionneurs, qui se rencontrent autour de cycles de conférences, de visites et de voyages.