Réouverture du musée

Visiter le musée Cernuschi après 9 mois de travaux portant sur le réaménagement de son intérieur, c’est entreprendre un voyage dans le temps et les arts de l’Asie.

La Chine y est toujours à l’honneur mais aussi le Japon comme le souhaitait Henri Cernuschi, son fondateur, auquel le musée rend hommage en exposant des pièces qui faisaient partie de son environnement quotidien. En haut de l’escalier, le visiteur est accueilli par un  majestueux lion en bois laqué doré qu’Henri Cernuschi acheta à Sarah Bernhardt à un moment où l’actrice connaissait des problèmes financiers.

Vitrine illustrant la collection d’art japonais rapportée par H. Cernuschi.

Tigre dit «tora». Bois laqué et doré, yeux incrustés. Époque Edo. 18ème s.

Vase you dit «la Tigresse». Bronze. 11ème s. av. J.C.

Le nouveau parcours, agencé de façon chronologique dans la continuité depuis le néolithique jusqu’au XXIème siècle, fait une place à l’évolution culturelle et artistique de l’empire du Milieu, établissant un lien entre monde du passé et monde contemporain.

Il s’est également enrichi de vitrines «grand angle», consacrées aux aires culturelles de l’Asie Orientale, mettant en exergue les échanges intervenus entre la Chine, le Vietnam, la Corée et le Japon avec  430 œuvres exposées,  sélectionnées dans les réserves du musée , en provenance de ces trois pays.

Autre nouveauté : la création d’une salle d’arts graphiques  , qui présentera  par roulement en raison de leur fragilité, les peintures sur papier, sur soie, les  éventails ou les  paravents qui sont une des grandes richesses du musée. Une table tactile située à proximité permettra de découvrir l’ensemble des œuvres. Classées thématiquement, elles sont montrées dans leur intégralité et en détail avec un cartel développé.

Vitrine consacrée aux bronzes vietnamiens de la culture de Dông Són. Seconde moitié du 1er millénaire av. J.C.

Bouddha Amida. Bronze. Époque Edo. 18ème s.

Verseuse. Porcelaine à décor d‘émaux polychromes sur couverte, rehaussé de dorure. Ère Jajing (1522-1567). Ming.

Les objets resplendissent grâce à un nouvel éclairage. Le grand Bouddha débarrassé de son dosseret noir, peut désormais être contemplé sous toutes ses faces. Il est  mis en valeur dans l’écrin de couleur rouge qui habille désormais les murs, synthèse de la couleur asiatique et de celle des musées du XIXe siècle

Une parfaite réussite accomplie dans le respect du passé et d’une ouverture sur le monde observé dans les murs du musée depuis son origine, qui ne  trahit ni  l’esprit universaliste d’Henri Cernuschi ni la modernisation du musée réalisée en 2005.

Vitrine consacrée aux «bleus et blancs», un vocabulaire international. 15ème s – 17ème s.

 Reflet bleu. Nam Kwan (1911-1990). Huile sur toile.

Jeunesse. Ru Xiaofang. Porcelaine blanche. 2012.

 

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