Compte-rendu du voyage de la SAMC au Japon du 25 novembre au 7 décembre 2024 par Robert Lavayssière.

Le voyage avait été préparé par le bureau de la SAMC avec l’aide de Madame Manuela Moscatiello, conservatrice spécialiste du Japon au Musée Cernuschi, dans l’intention de faire un voyage d’exception sortant des sentiers battus en alliant l’art moderne à l’art de l’ancien Japon. Madame Moscatiello étant empêchée, Monsieur Maël Bellec, conservateur en chef au Musée Cernuschi, a accompagné ce voyage avec toute la compétence qu’on lui connaît et Monsieur Nagano Tomoyuki, guide japonais parlant un Français exceptionnel, a apporté ses connaissances et son aimable talent dans la gestion d’un groupe de 28 personnes.

L’architecture moderne a fait son entrée d’emblée avec Ando Tadao et le complexe du Yumebutai, non loin de Kobe sur l’île d’Awaji, érigé en mémoire des victimes du tremblement de terre de 1995. De nombreux musées, privés, siègent dans de magnifiques bâtiments et collections comme les musées de l’île de Teshima (Teshima Art Museum) et de l’île de Naoshima (Musées de Benesse House, Lee Ufan, Chichu), le Musée Miho à Shigaraki, le Musée d’Art de Kawaguchiko, le Musée de la Céramique d’Art à Mashiko, le Musée Okada, à Kowakudani près de Hakone, ou, enfin, le nouveau Musée Hokusai à Tokyo.

Le complexe du Yumebutai de Ando Tadao. Awaji.

Jardin sec du temple Tōkofu-ji. Kyōto.

D’autres endroits se sont révélés plus intimes comme le Musée Mémorial de Shōji Hamada qui est un ensemble de maisons et d’ateliers voulus par l’artiste sur un site qui paraît animé par une présence posthume. La céramique et la porcelaine ont été à l’honneur dans plusieurs endroits, l’occasion de distinguer les différents styles de porcelaine (Imari, Kakiemon, Nabeshima, etc.) et l’histoire des développements et des interactions avec l’Occident, sans oublier une superbe exposition consacrée au céladon au Musée Idemitsu (Tōkyō).

Sanctuaires et temples n’ont pas été oubliés, permettant d’aborder les religions, du shintoïsme des origines, modernisé et imposé à l’ère Meiji (1867), au bouddhisme sous toutes ses différentes variantes japonaises, sans oublier le taoïsme et le confucianisme. Les visites de temples ont permis de rappeler l’influence majeure de la Chine, dans la construction notamment, celle-ci faisant un clin d’œil avec des lanternes très chinoises au Manpuku-ji…

Pagode du temple Enryaku-ji. Kyōto

Shōji Hamada. Bouteille en grès avec couverte Kaki (oxyde de fer). Musée de Machiko.

Porte Karamon vue du sanctuaire de Tokugawa Ieyasu au Tosho-gu. Nikkō.

Un temps plutôt clément, sec et ensoleillé, a permis de profiter des trajets en car pour observer les villes et les campagnes japonaises qui sont autant de césures avec le monde occidental avec une forte urbanisation des zones côtières aboutissant à des mégalopoles gigantesques alors que la montagne s’insinue partout dans le paysage. Les trajets en ferry ont été l’occasion d’admirer des paysages maritimes et montagneux sous de belles lumières, et du vent, tout en testant l’efficacité des systèmes de transport. Les vues sur le Mont Fuji n’ont pas manqué, d’assez près par temps hivernal ou dans un lointain plus ou moins proche.

Autre art japonais, la cuisine qui a pu être appréciée sous diverses formes et, en apothéose du séjour, lors du dîner de gala au restaurant Jisaku Tsukiji, situé dans une maison historique, ancienne propriété du fondateur de Mitsubishi, en plein Tōkyō.

Pagode du temple Daigo-ji. Kyōto.

Le mont Fuji-san.

Le groupe au complet avec Maël Belec et Nagano Tomoyuki au Mémorial Meiji. Tõkyõ.

Un magnifique périple, en attendant le prochain voyage de la SAMC !

 

Robert Lavayssière

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