ART PARIS 28ème édition
Cette année encore, la Société des Amis du Musée Cernuschi n’a pas manqué d’être invitée à la Foire d’Art contemporain, Art Paris , rendez-vous de Printemps devenu incontournable, qui s’est tenue du 9 au 12 avril sous les verrières du Grand Palais.
Les quelques « Amis » qui ont pu bénéficier de cette invitation ont été accueillis par Marc Donnadieu, commissaire du secteur Promesses, qui leur a présenté l’ensemble de la 28ème édition d’une foire forte de 165 exposants en provenance de vingt pays. Cette année, deux thématiques étaient à l’honneur : la réparation, dans son sens le plus large, tissant des liens entre passé, présent et futur, visant à recomposer des bribes et des fragments, à soigner des blessures, corporelles ou symboliques ; Babel – art et langage en France, réunissant des artistes travaillant sur la richesse du signe, son énigme, son ambiguïté et sa multiplicité. Les œuvres oscillant entre abstraction et figuration sont une invitation à repenser notre relation aux mots et aux symboles.
Le secteur Promesses accueillait vingt-sept galeries de moins de dix ans d’existence (voire de quelques semaines pour certaines) dont presque la moitié était composée de galeries étrangères, lesquelles, comme les françaises, présentaient des artistes contemporains ou émergents.
Dans le secteur général, on pouvait, là aussi, trouver de nombreuses galeries étrangères. Certaines galeries exposaient des artistes aussi célèbres que Zao Wou-Ki, Ma Desheng, Bao Vuong, Jean Degottex, Hans Hartung, Aristide Maillo, Henri Matisse, etc. mais aussi des artistes moins connus.
![]() Nguyên Duy Manh (né en 1984). Phách Lạc (Lost spirits),Table n° 4. Objets en céramique peinte à la main. Galerie Bao. |
![]() Zao Wou-Ki (1921-2013) L’orchidée (vers 1986). Assiette à décor imprimé. Galerie Berès. |
![]() Kim En Joong (Né en 1940). Sans titre (2014-2015). Vase en faïence. Galerie Berès. |
Le stand de la Manufacture nationale de Sèvres présentait, entre autres, des porcelaines réalisées avec un décor, conçu par Yang jiechang, en léger relief.
![]() Yang Jiechang (né en 1956).Vases en porcelaine réalisés sur les dessins de l’artiste par la Manufacture de Sèvres. |
![]() Mahalakshmi Kannappan (née en 1981). After Pressure 01. 2026. Charbon, plâtre sur bois. Culturi Gallery. |
![]() Yoshimi Futamura (né en 1959). Vague (2026) et A Un 7 (2025). Grès et porcelaine. Galerie Anne-Laure Buffard. |
Le stand de la Manufacture nationale de Sèvres présentait, entre autres, des porcelaines réalisées avec un décor, conçu par Yang jiechang, en léger relief. Cette technique apparue à Sèvres dès 1849 fut peu à peu abandonnée pour finalement disparaître au début du 20ème siècle. Le pâte-sur-pâte est un procédé de décor en léger relief, réalisé à l’aide de pâte de porcelaine liquide. La pâte est étirée au pinceau, puis posée sur l’objet en porcelaine qui n’est pas encore cuit. D’où le nom de “pâte-sur-pâte”. À la fois exigeante et remarquable, c’est grâce à la collaboration entre Yang Jiechang et les artisans de Sèvres que cette technique est de nouveau utilisée au sein des ateliers. selon une ancienne technique chinoise réapprise.
![]() Shiraga Kazuo (1924-2008). Shikou. 2001. Gouache sur carton. Galerie Berès. |
![]() Li Hongwei (né en 1980). Dan #24. 2024. Porcelaine et acier inoxydable. 3812 Gallery. |
![]() Bao Vuong (né en 1978). The Crossing 33. 2021. Huile et acrylique sur toile. A2Z Gallery. |
Le mécénat de la Maison Ruinart mettait à l’honneur des compositions .de l’artiste japonais Tadashi Kawamata qui, dans sa série Destruction, explore la fragilité de nos habitats et évoque les cycles alternés de construction et de destruction.
Pour la seconde fois, la Ville de Paris était partenaire et un stand était consacré au Fonds d’art contemporain – Paris Collections. Seule collection publique exposée et riche de 23 500 œuvres, elle en présentait une sélection issues de ses collections en résonance avec la thématique figurative de la réparation.
![]() Tadashi Kawamata (né en 1953). Destruction N° 43. 2020. Maquette en bois, colle et peinture. Maison Ruinart. |
![]() Chéri Samba (né en 1956). Autoportrait. 1988-1989. Huile sur toile. Fonds d’art contemporain de la ville de Paris. |
Richesse et variété de la programmation n’ont pas laissé le public indifférent et l’on ne peut quye se réjouir de 87 275 visiteurs (contre 86 875 en 2025), en l’attente de la 29ème édition de cette prestigieuse manifestation.













