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M.C. 2008-18

2008 : Falaise et pins, cascade en suspens, Zhu Henian (1760-1834)

Encre sur papier | H. 115,8 cm ; L. 35,6 cm | Daté 1813

M.C. 2008-18. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi avec l’aide de la Fondation Antoni Laurent

Zhu Henian (1760-1834), originaire de Taizhou au Jiangsu, a été principalement actif à Pékin, où son nom fut associé à celui de deux autres artistes, Zhu Angzhi et Zhu Ben, qui forment avec lui l’école des trois Zhu.
De nombreuses peintures de Zhu Henian dédicacées à des figures éminentes des cercles lettrés comme Weng Fanggang, Yi Bingshou, ou Ruan Yuan, expliquent le caractère savant des peintures de Zhu Henian dont le style, d’une maîtrise classique, témoigne d’une parfaite connaissance des maîtres du passé. Néanmoins, l’inscription portée sur la peinture Falaise et pins, cascade en suspens témoigne paradoxalement de son rapport vis-à-vis de ces modèles picturaux. Ainsi le colophon apposé sur l’oeuvre nous apprend que cette œuvre a été crée en réaction au caractère médiocre d’une peinture représentant les monts Tiantai, copie (moben) qui n’était pas à la hauteur des descriptions qu’en avait fait le poète Lu Guimeng ( ?- 881) des Tang. Déçu par cette œuvre entrevue chez un collectionneur, le peintre a entrepris de représenter les grands pins selon son imagination.
La peinture proposée en don par les amis du musée Cernuschi peut être rapprochée d’une œuvre conservée au musée de Tianjin pour son traitement au pinceau sec des masses rocheuses (ZGGDSHTM, t.10, p.226). Le principe qui consiste à structurer la composition autour d’un bouquet de grands arbres formant un axe central est également illustré par une des peintures de Zhu Henian les plus connues, le pavillon aux 10000 rouleaux (musée provincial du Sichuan, ZGGDSHTM, t.17, p.123).

M.C. 2008-4

2008 : Paysage de neige. Qian Du (1763-1844)

Encre sur papier | H:132 cm; L: 26,2 cm | Daté 1818

M.C. 2008-4. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

Qian Du était originaire de la région de Hangzhou au Zhejiang. Il appartenait à une famille aisée où l’on cultivait l’art de la peinture. Au-delà de la collection familiale, les voyages devaient nourrir la peinture de Qian Du. Ses œuvres littéraires comme le Songhu huayi, contiennent des remarques éclairantes sur l’art du peintre. L’œuvre de Qian Du illustre la vitalité persistante de la vie culturelle et de la création artistique dans le Jiangnan, à la veille des troubles de l’insurrection des Taiping.
Ce paysage d’hiver a été réalisé en 1818. Les sommets enneigés surplombent un abri entouré de grands pins où un personnage solitaire se tient assis. La composition tire un parti très original du format long et étroit : le massif compact formé par les pins est repris en hauteur par la silhouette des chaînes montagneuses. Le poème est d’une grande simplicité, en accord avec les conditions rigoureuses de la saison. Il évoque la proximité du poêle, l’odeur des légumes cuits, le fracas du vent dans les branches. Les circonstances sont précisées par Qian Du qui présente la peinture comme un souvenir de son passage à Bai Xia, à proximité de Nanjing, en 1816.
En matière de calligraphie, Qian Du, qui avait formé son style d’après les modèles de Yu Shinan (558-638) et Chu Suiliang (597-658), s’inspire de l’élégante écriture de Yun Shouping. La facture picturale, extrêmement minutieuse, évoque l’école de Wu, en particulier Wen Zhengming. Qian Du avait en effet eu l’opportunité d’étudier les œuvres du maître dans la collection familiale, ce qui avait contribué à la formation de son style de manière décisive. Si la calligraphie de Yun Shouping, et la peinture de Wen Zhengming ont pu être considérées comme des modèles de raffinement, Qian Du semble avoir cherché à dépasser ses modèles par la délicatesse de son style.
Situé en marge de l’orthodoxie, Qian Du, se plaît à revisiter l’œuvre des maîtres du XVème et du XVIème, tout en introduisant des harmonies colorées et des raccourcis perspectifs qui lui appartiennent en propre. Dans ce paysage d’hiver le parti pris de verticalité aboutit à la superposition des éléments paysagers. Ce principe de composition caractérise également une œuvre de Qian Du conservée au musée du palais de Pékin (ZGMSQJ, Huihua bian, Qingdai huihua (xia), n°120). Cette peinture à la polychromie affirmée est de dimensions sensiblement comparables et datée de 1819, soit quelques mois après la création du paysage d’hiver.

M.C. 2006-78

2006 : Paysage au rocher. Lan Ying (1585-1664).

Encre et couleurs sur papier | H:16,4 cm; L: 48,5 cm | Daté 1659

M.C. 2006-78.

Grâce au soutien de la Fondation Antoni Laurent, la Société des Amis du Musée Cernuschi a accompagné le geste du Cercle des Connaisseurs du musée Cernuschi en faisant don d’une peinture sur éventail signée Lan Ying (1585-1664). L’œuvre datée de 1659 porte une dédicace de l’auteur : « Peint pour prendre congé de mon frère Chun le 15 de la première lune de l’année Jigai ». Elle est accompagnée d’un sceau « Lan Ying » en caractères rouges. L’usage audacieux de la couleur, sans doute la plus radicale des innovations picturales introduites par Lan Ying, est ici manifeste par l’usage contrasté du vert, du rose et du blanc. L’œuvre peut être rapprochée d’un chef-d’œuvre de la peinture sur éventail dû au pinceau de Lan Ying conservé au Musée de Nankin (Xu Huping (ed.) : Chinese painting, Gems of Collections in Nanjing Museum, Shanghai Classics publishing House, Shanghai, 1998, p.22). Ces deux œuvres datées de 1659 procèdent en effet d’une même veine créatrice. L’inscription précise les circonstances de la genèse de l’œuvre ; il s’agit d’un cadeau fait à l’occasion d’un départ. Ce faisant, elle souligne le rôle joué par les éventails peints dans la sociabilité des élites de l’époque.

M.C. 2006-79 et 80

2006 : Deux feuilles d’albums d’époque Qing (1644-1911)

Paysage. Fang Cong (vers 1749-1790)

Encre sur papier | H: 26 cm; L: 32,8 cm | Daté 1770

M.C. 2006-79. Ancienne collection Reubi. Don de Mme Lotus Mahé avec la Mont-Blanc Foundation

La première, signée Fang Cong, peintre actif à la cour pendant l’ère Qianlong, suggère l’importance accordée à une certaine conception de la peinture « lettrée » dans le milieu de l’académie impériale à cette époque. Cette peinture possède une étroite parenté de style avec l’une des pages d’un album de Fang Cong conservé au musée Guimet (Jacques Giès, Marie-Catherine Rey (dir.) : Les très riches heures de la cour de Chine, chefs d’œuvres de la peinture impériale des Qing (1662-1796), RMN 2006, p.138, cat. 53 [haut]). Le poème signé et daté de 1770 qui accompagne la peinture a été traduit par François Reubi (Le pinceau des lettrés, peintures de la collection François Reubi, Collections Baur, n°56, automne-hiver 1993, p.34).

Paysage. Qian Du (1763-1844)

Encre sur papier | H: 15,3 cm; L: 19,8 cm

M.C.2006-80. Ancienne collection Reubi. Don de Mme Lotus Mahé avec la Mont-Blanc Foundation

La seconde feuille d’album signée Qian Du (1763-1844), est l’œuvre d’un créateur sans doute plus original, capable de revisiter l’œuvre des maîtres de l’école de Wu, tout en introduisant des harmonies colorées et des raccourcis perspectifs qui n’appartiennent qu’à lui. Ici Qian Du se distingue par la minutie extrême du travail du pinceau qui s’accorde à la modestie du format. L’impression qui se dégage du paysage n’en est pas moins aussi monumentale que dans des œuvres de plus grande taille comme le rouleau horizontal de Qian Du donné par Jean-Pierre Dubosc au musée de Cleveland (Eight Dynasties of Chinese Painting, the Collections of Nelson Atkins Museum, Kansas City and the Cleveland Museum of Art, 1980, p.381). L’œuvre signée « Shumei », surnom (hao) de Qian Du, porte l’inscription « D’après le style de Juzi Zhen, Shumei », elle est accompagnée d’un sceau en caractères rouges : « Du ».

M.C.2006-72 et M.C. 2006-73

2006 : Paire de guerriers. Chine septentrionale. Epoque des Sui (581-618)

Terre cuite polychromée | H. 0,484 ; L. 0,157 ; P. 0,143 et H. 0,48 ; L. 0,155 ; P. 0,145

M.C.2006-72. et M.C. 2006-73. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

Guerriers
Ces gardiens tenaient de la main droite une lance et de la main gauche, sans doute, un glaive aujourd’hui disparus car confectionnés en matériau périssable. Leur faciès au nez fort, aux sourcils marqués et à la pilosité relativement abondante trahit leur origine occidentale, certainement centrale asiatique. Outre leur taille non négligeable, la fraîcheur exceptionnelle de leur polychromie réhaussée d’or et le réalisme de leur physionomie retiennent l’attention. Participant à un même ensemble, les deux militaires possèdent des particularités dans leur pose et le décor de leur plastron. L’un d’entre eux porte une armure à lamelles hexagonales (M.C. 2006-72.). L’autre, reposant sur sa jambe droite fléchie, arbore une protection à lamelles carrées (M.C. 2006-73). On peut discuter de la réalité de telles armures par rapport à des modèles effectivement portés et de la liberté prise par le peintre à une époque aussi ancienne. Rares cependant sont les guerriers Sui ayant conservé leur polychromie. Il convient ainsi de citer un mingqi du Museum of Fine Arts de Boston (inv. 37-205), il est vrai de plus petite taille mais à l’ornementation également dorée, mais surtout une paire de gardes de taille quasi identique aux nouvelles figurines du Musée Cernuschi (h : 0,473), conservées au Tenri Museum de Tôkyô. Le décor riche et varié de leurs armures juxtapose des lamelles hexagonales en partie haute et des lamelles rectangulaires sur la jupe. L’un des deux s’appuie sur la jambe droite. Tous ces militaires portent des sortes de guêtres accrochées sur les côtés des genoux, destinées sans doute à protéger les flancs de leur monture des aspérités de leur pantalon à écailles. Aussi bien par la forme des casques, des mantelets et des plastrons qui, bien serrés à la taille, laissent ressortir un léger embonpoint, que par la typologie particulière des « terrasses » creusées entre les pieds et servant de soubassement aux statuettes, c’est avec les gardes du Tenri Museum que les statuettes du Musée Cernuschi possèdent le plus d’analogies.

M.C.2005-2

2005 : Battant de porte. Chine. Epoque des Han de l’Est (25-220)

Grès | H: 125,6 ; L : 57,4 ; P : 6,2

M.C.2005-2. Don de la Mont Blanc Foundation, de Mme Lotus Mahé, lauréate du Prix Mont Blanc 2004, de la Société des Amis du Musée Cernuschi et de la Fondation Antoni Laurent

Battant de porte

L’œuvre présente un décor gravé d’un masque pushou portant un heurtoir annelé, d’un dragon ailé et, dans la partie haute, d’un oiseau huppé. Aux Ier – IIIe siècles, les tombes étaient closes par de semblables portes en pierre, entourées par deux montants et un linteau portant le plus souvent, comme sur l’œuvre qui nous intéresse, des décors sculptés en méplat : animaux-gardiens fantastiques et masque pushou.

M.C. 2004-8-a-r

2004 : Manuscrit autographe d’Henri Cernuschi (1821–1896). Petits arguments

Encre sur papier | H.: 0,227; L.: 0,182

M.C. 2004-8-a-r. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

Le musée ne possédait aucun manuscrit de son fondateur. L’achat en 2003 et 2004 de deux manuscrits autographes d’Henri Cernuschi destinés à ses éditeurs permet d’évoquer le rôle de théoricien de l’économie, développé dans son abondante bibliographie.

M.C. 2003-5 (a à j)

2003 : Manuscrit autographe d’Henri Cernuschi (1821–1896). Discours prononcé par Monsieur Luzzati devant une assemblée d’économistes

Encre sur papier | H.: 0,23; L.: 0,182

M.C. 2003-5 (a à j). Don de Mme Lotus Mahé et de la Société des Amis du Musée Cernuschi

M.C.2002-2

2002 : Pie. Qi Baishi (1863–1957)

Encre et couleurs sur papier | H. :1,313 ; L. :0,335 | Années 1930

M.C.2002-2. Don de la Fondation Antoni Laurent avec la participation de la Société des Amis du Musée Cernuschi

Qi Baischi
Parmi les différents genres pratiqués par Qi Baishi, la peinture de fleurs et oiseaux occupe une place singulière. Ces sujets pratiqués de manière continue pendant près de soixante-dix ans de création picturale permettent d’illustrer les différents renouvellements du style de l’artiste. Ainsi dans les années vingt, ce genre va être le lieu de formation d’un style personnel, librement inspiré de Badashanren (1626-1705), dont la Pie du Musée Cernuschi constitue un exemple caractéristique.

M.C.2000-5

2000 : Cadre pour le portrait d’Henri Cernuschi peint par Léon Bonnat

Chêne doré | H. : 1,06 ; L : 0,925 | Bologne (?), Italie, XVIIe siècle

M.C.2000-5. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

L’un des rares souvenirs de notre fondateur conservés au musée, a été offert désencadré en 1919 par Sir et Lady Martin Conway. Grâce aux Amis, ce beau cadre bolonais exalte désormais les qualités picturales de l’œuvre.

Contact

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Qui sommes nous ?

La Société des Amis du Musée Cernuschi a été fondée en 1922 pour enrichir les collections du musée Cernuschi.
La Société des Amis rassemble amateurs et collectionneurs, qui se rencontrent autour de cycles de conférences, de visites et de voyages.