L’ENVOL DU DRAGON – ART ROYAL DU VIETNAM

Du 9 juillet au 15 septembre 2014 au Musée Guimet – Paris.

Exposition L’Envol du dragon – Art royal du Vietnam.

Dans le Vietnam traditionnel, le dragon occupe une place privilégiée au sein du bestiaire des animaux fabuleux.

Tout à la fois terrifiante et bénéfique, cette fascinante chimère manifeste le caractère dynamique de son rôle protecteur et bienfaisant par un aspect à la fois gesticulant et animé dont les artistes vietnamiens ont, durant des siècles, décrit les méandres.
Serpentiforme, le dragon participe du monde des eaux dont il est le gardien et le pourvoyeur. Détenteur des clés de la sécheresse ou de l’inondation, évoluant dans les mondes souterrains et les milieux aquatiques avec la même aisance que dans les nuées célestes, il est par essence versatile et capricieux.

Centrée sur cette chimère dont les représentations sont bientôt associées au Bouddhisme comme à l’image du souverain, l’exposition évoque une histoire millénaire, de l’âge du Bronze (milieu du premier millénaire avant notre ère) au crépuscule de la dernière dynastie royale des Nguyên (1802-1945), en réunissant une sélection inédite d’œuvres conservées au musée d’Histoire du Vietnam de Hanoi et au musée national des arts asiatiques – Guimet. Leur présentation permet d’évoquer les développements d’une iconographie très vite associée à la personne royale et à son prestige.

Inscrite dans le cadre des années croisées France-Vietnam, l’exposition « L’Envol du dragon – Art royal du Vietnam » bénéficie de prêts exceptionnels parmi lesquels figurent notamment certains des regalia les plus précieux de l’empire d’Annam (sceaux et décrets impériaux en or et en argent,…) présentés pour la première fois en dehors du Vietnam.

Un parcours chronologique introduit le visiteur aux derniers temps de l’âge du Bronze où, dans la Culture de Dong Son, les scènes historiées des tambours et des récipients rituels présentent un bestiaire fantastique et original dans lequel le dragon n’a pas encore véritablement trouvé sa place.

L’évocation de la période de la domination chinoise des Han (env. 1er-3e siècle) permet d’illustrer l’émergence de l’iconographie du dragon figurant çà et là dans le riche mobilier funéraire mis au jour dans les tombes du nord du Vietnam (province du Thanh Hoa), notamment  à la faveur des travaux de l’École française d’Extrême-Orient conduits par les archéologues Louis Pajot puis Olov Janse dans les années 1920-1930.
C’est à partir de l’indépendance retrouvée (10e siècle) que le Vietnam décline l’image du dragon sous les formes les plus variées. Des éléments de décor architectural, des chefs-d’œuvre de céramique, divers objets somptuaires de bronze (11e-18e siècle) témoignent de la puissance inventive d’un pays imprégné de culture chinoise et faisant pourtant preuve d’une profonde originalité.

L’exposition se poursuit par l’évocation d’un sanctuaire bouddhique dont les riches iconographies dans lesquelles l’image du dragon prend parfois place, forment un ensemble en harmonie avec les éléments de mobilier rituel et d’objets d’art religieux réunis de manière suggestive.

Enfin, un ensemble exceptionnel et inédit de chefs-d’œuvre de tout premier plan permet d’illustrer le faste de la dynastie des Nguyên, à Huê, de sa fondation à l’abdication du dernier empereur, Bao Dai, le 25 août 1945.

0

Saisir un texte et appuyer sur Entrée pour rechercher