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Dons récents de la Société des Amis

2016 : Cheng Pei, Quatre hérons dans la neige, années 1730, encre sur soie, 111,3 x 89,2 cm

 cheng-pei

Cheng Pei est un artiste chinois né à Yangzhou au début du XVIIIe siècle. Il est toutefois connu aujourd’hui uniquement pour des œuvres produites hors de Chine. Elève de Shen Nanpin (vers 1682- après 1760), il l’accompagne en effet au Japon en 1731 et semble y rester lorsque son maître, l’un des symboles les plus marquants des échanges artistiques entre la Chine et le Japon pendant l’époque d’Edo, regagne la Chine deux ans plus tard.

Cheng Pei est également une incarnation de la vigueur de ces transferts culturels, selon des modalités toutefois différentes. La présente oeuvre témoigne en effet de l’incorporation par Cheng Pei des codes de la peinture japonaise ainsi que le soulignent la composition basée sur une oblique et le fond recouvert d’un léger lavis sur lequel les hérons se détachent en réserve. En revanche, l’esprit de cette peinture reste profondément chinois par l’apposition d’un colophon reproduisant un poème de l’époque des Tang (618-907), alors que la peinture japonaise acceptait très volontiers la réalisation de sujets naturalistes dégagés de toute justification d’ordre littéraire et tendait à réduire les textes inscrits sur les œuvres à leur plus simple expression, voire à la signature de l’artiste.

2015 : Rare Pendentif-Dague en Jade. Fin de la Dynastie Shang (ca. 1200 avant J.-C.)

2015 : Rare Pendentif-Dague en Jade. Fin de la Dynastie Shang (ca. 1200 avant J.-C.)

pendentif en jade
Pendentif en jade Shang. Recto

15.12.17.Achat.pendentif 2
Pendentif en jade Shang. Verso

 

Sculpté en forme d’oiseau représenté en position verticale et de profil, au fort bec proéminent, la tête couronnée de plumes en forme de lames recourbées, aux larges ailes, à la queue angulaire sous des pattes puissantes (l’une manquante), les deux côtés simplement décorés de lignes détaillant les yeux, le plumage et les ailes; accidents.
D.W 2361
Haut. 13,5 cm
Achat C.T. Loo

http://www.sothebys.com/fr/auctions/ecatalogue/2015/tresors-chine-ancienne-collection-david-david-weill-pf1537/lot.5.html

Deux garnitures de char en bronze

2015 : Deux garnitures de char en bronze. Dynastie des Zhou Occidentaux (1050-771 av. J.C.)

15.12.17.Achat.garnitures de chars

De section ovale se terminant en pointe devant, d’où surgit une tête de bovidé aux cornes saillantes, le corps de l’animal représenté de profil sur les côtés, les pattes avant repliées sous lui, les pattes arrière légèrement tendues soulignées de lignes formant des enroulements, la queue large et courte à l’extrémité pointue, les bords supérieurs soulignés d’un léger bourrelet, l’arrière agrémenté d’une ouverture et d’un motif stylisé évoquant une cigale, la patine de couleur verte avec quelques incrustations.
D.W 36/7 et D.W. 35/64 (2)
Larg. 11,5 cm

http://www.sothebys.com/fr/auctions/ecatalogue/2015/tresors-chine-ancienne-collection-david-david-weill-pf1537/lot.34.html

Li Bai admirant une cascade

 

2015 : Li Bai admirant une cascade. Yokoyama Taikan (1868-1958)

Encre et pigments minéraux sur soie, vers 1902

119 cm x 48 cm (avec montage 215 cm x 64 cm)

15.11.21.Li Bai

Yokoyama Taikan, est le pseudonyme de Sakai Hidemaro. Il naît en 1868 à Mito (préfecture d’Ibaraki) et appartient à la génération des peintres du Japon moderne. En effet, cette date correspond à la première année de l’ère Meiji. Elle marque la modernisation du Japon et son entrée au sein des puissances internationales.
Yokoyama Taikan est le fils aîné de Sakai Sutehiko, une famille de samurai du clan de Mito, mais il est adopté par la famille de sa mère de laquelle il reçoit le nom de Yokoyama. En 1878, il suit sa famille à Tôkyô où il devient élève du collège Tôkyô Furitsu Daiichi Chûgakko. C’est là qu’il commence à s’intéresser à la peinture occidentale à l’huile et à la langue anglaise. Il apprend le dessin avec le peintre Watanabe Fumisaburô, mais c’est auprès du grand peintre Kanô Hôgai (1828-1888), dernier maître de l’école officielle Kanô qu’il se forme à la peinture traditionnelle. Cet artiste, parrainé par l’Américain Ernest Fenollosa (1853-1908) et aidé financièrement par le riche Américain William Sturgis Bigelow (1850-1926), expérimente alors de nouveaux procédés picturaux (pigments et compositions) qui vont transformer radicalement la peinture japonaise et lui donner un style particulier spécifique de l’époque moderne.
En 1889, Yokoyama Taikan fait partie de la première promotion d’artistes de l’Ecole des beaux-arts de Tôkyô (Tôkyô bijutsu gakkô), créée en 1887 par le ministère de l’Education et placée sous la direction d’Okakura Kakuzō ( Okakura Tenshin 1862-1913). Dans cette école, ancêtre de l’actuelle Université nationale des beaux-arts et de la musique de Tôkyô, les artistes apprennent comment renouveler la peinture traditionnelle en lui intégrant des éléments de la peinture occidentale. Ils posent ainsi les bases de ce qui sera appelé le Nihonga (mot à mot « peinture japonaise ») par opposition au terme Yôga (« peinture occidentale », en particulier la peinture à l’huile), suivant une terminologie inventée par E.Fenollosa à l’occasion d’une conférence qu’il donne au Japon.
A l’Ecole des beaux-arts, Yokoyama suit l’enseignement de Hashimoto Gahô (1835-1908), artiste suiveur de l’école Kanô, comme Kanô Hôgai. Son diplôme une fois obtenu, il part à Kyôto pour enseigner pendant une année à l’université d’art et d’art appliqué municipale de Kyôto (Kyōto Shiritsu Bijutsu Kōgei Gakkō) et commence à utiliser le pseudonyme de Taikan. Il rentre à Tôkyô en 1896 pour devenir assistant professeur à l’Ecole des beaux-arts de Tôkyô, mais au bout d’un an il renonce à son poste lorsque Okakura Kakuzô est démis de ses fonctions pour des raisons politiques.
Il participe alors aux côtés d’Okakura à la création de l’Académie des beaux-arts du Japon (Nihon bijutsu-in) avec ses anciens camarades de l’école, Hishida Shunsô (1874-1911) et Shimomura Kanzan (1873-1930). Cette académie est fondée en réaction aux dictats officiels imposés par le ministère de la culture dans ses expositions (Bunten). À la mort d’Okakura en 1913, le groupe est dissout. Il est reconstitué un an plus tard en 1914 sous la direction de Yokoyama Taikan, qui l’installe à Yanaka, Tokyo. Cette institution et les biennales (Inten) qu’elle organise fonctionne toujours de nos jours.
En 1903, il se rend en Europe en passant par les Indes et passe l’année 1904 dans les différents pays d’Europe. Puis en 1909, il se rend en Chine. Comme le souligne Serge Elisseeff :(la Peinture japonaise contemporaine, Paris, 1923), « ses divers voyages lui ont fourni une multitude d’éléments pour ses œuvres » .
Considéré par Serge Elisseeff (1889-1975), spécialiste de l’art japonais, comme l’un « des grands peintres de Tôkyô », il fait partie des artistes sélectionnés pour exposer à l’importante exposition d’art japonais contemporain qui se tient au Grand Palais, à Paris, de mai à juillet 1922. Yokoyama y expose Bois en automne « où le peintre use des couleurs pour donner une combinaison d’un vert stylisé des arbres conifères alternant avec les différentes couleurs rouges du feuillage automnal des autres arbres » (Serge Elisseeff : la Peinture japonaise contemporaine, Paris, 1923).

Yokoyama a connu une longue carrière fructueuse. Il reçoit la médaille de l’ordre du mérite et il est promu membre de l’Académie des Arts de la maison impériale ainsi que de l’Académie des Beaux-Arts.

 

MC 2013-2

2014 : Paire de paravents à six feuilles. Kishi Renzan (1805-1859).

  • Aigle sur un pin enneigé
  • par Kishi Renzan (1805-1859)
  • vers 1850
  • Kyōto, Japon
  • paire de paravents à six feuilles
  • encre et couleurs légères sur papier
  • 171 cm L . 370 cm chacun
  • Signé Renzan Gantoku sceau Kishi Bunshin (en haut), Shidô (en bas)

14.11.06.SAMC DON.RenzanLeft

14.11.06.SAMC DON.RenzanRight

Cette œuvre, acquise par la Société des amis du musée Cernuschi pour le musée, s’inscrit dans la politique d’acquisition conduite par le musée d’œuvres montrant l’évolution de la peinture asiatique et notamment japonaise. Elle vient combler les lacunes dans le domaine de la peinture de l’époque d’Edo et constitue une étape importante dans la transformation et le passage d’une peinture « traditionnelle » à une peinture de type Nihonga.

La composition couvre ici deux paravents, mais le sujet principal est concentré sur le paravent de gauche, dans un effet de déséquilibre et de dissymétrie proprement japonais. Un aigle, symbole militaire de bravoure, est perché sur un pin enneigé et semble prêt à fondre sur sa proie. A cette composition puissante s’oppose le calme relatif du paravent de droite occupé par une des branches du pin, rendue à l’aide de la technique du katabokashi (« forme créée par estompage d’encre »). La perspective employée n’est pas celle de la peinture japonaise traditionnelle, mais ressort de la perspective occidentale. Elle peut de ce point de vue se rapprocher de la célèbre peinture de Maruyama Ôkyo intitulée « Pins sous la neige ». Le réalisme avec lequel est dépeint l’aigle montre une véritable étude d’après nature, propre aux courants réalistes du XVIIIe et de la première moitié du XIXe siècle. Ces paravents montrent combien Renzan est redevable à l’école Maruyama-Shijô. La paire de paravents acquise par le musée Cernuschi est proche d’une autre composition figurant des « Singes sur des pins » (Lee Institute for Japanese Art, Clark Center,Californie), datée de 1853, mais dont il ne subsiste plus qu’un des deux paravents.

Kishi Renzan appartient à un mouvement pictural « occidentalisant », né à Kyôto au XVIIIe siècle sous l’influence des premières peintures et gravures européennes introduites au Japon à partir des années 1725. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le peintre Maruyama Ōkyo (1733-1795) encourage la peinture d’après nature et sur le motif. Formé à la perspective occidentale grâce à l’utilisation de la camera oscura et aux vues d’optique importées d’Occident, Ōkyo intègre à son travail à l’encre des recherches de volume et de perspective linéaire. Cette école réaliste, dite école Maruyama-Shijô, est à l’origine de la naissance de plusieurs autres écoles réalistes, dont l’école Kishi, fondée par Kishi Ganku (1749-1838) et à laquelle appartient l’artiste ici présenté. Cette école fut la principale rivale de l’école Maruyama-Shijô à Kyôto. Renzan fut le premier élève et le gendre de Ganku (il fut également adopté par Ganku). Il se spécialisa dans la peinture de fleurs et d’oiseaux. Auteur de peintures pour le palais impérial de Kyôto, il y décora les portes coulissantes de la salle dite « Salle des Oies sauvages » en raison de leur thématique. A la mort de Ganku, il devint le co-leader de l’école Kishi, avec son beau-frère Kishi Gantai (1782-1865).

Cet artiste de renom est représenté dans de célèbres institutions telles que le musée national d’art moderne de Kyôto, le musée municipal d’art moderne de Kyôto, mais aussi le Victoria and Albert Museum de Londres, la Freer Gallery of Washington ou le Fogg Art Museum de Harvard. Une peinture portant la même signature et des sceaux similaires à ceux de ces paravents est publiée dans le catalogue de l’exposition « l’Ecole Kishi et ses membres » (Kishiha to sono keifu, 1996, Ritto rekishi minzoku hakubutsukan, préfecture de Shiga).

Le musée Cernuschi est heureux de pouvoir désormais abriter une œuvre magistrale de cet artiste.

 

 

 

2013 : Vase en bronze. Nakajima Yasumi (1905-1986).

MC 2013-2. Vase en bronze. Nakajima Yasumi (1905-1986)

Nakajima Yasumi II est le fils aîné de l’artiste Yasumi I né à Ôsaka. Il a été diplomé de l’école national d’art appliqué de
Sendai et en 1933 a participé pour la première fois à l’Exposition des Arts appliqués pour l’exportation organisée par le Ministère de l’Industrie et du Commerce. Il exposa également au Grand Salon de Paris, à l’Exposition de l’exportation à Buenos Aires. En 1952, il remporta la médaille Hokuto-shô du salon Nitten (salon des arts traditionnels japonais).Il reçut ensuite en 1969 la médaille honorifique des arts traditionnels de la préfecture d’Osaka.

MC 2013-3

2013 : Vase en bronze. Takamura Toyochika (1890-1972).

13.05.22.Takamura Toyochika-1
MC 2013-3. Vase en bronze. Takamura Toyochika (1890-1972)

Takamura Toyochika (1890-1972) est né à Tokyo. Il appartient à une grande famille d’artistes. Il est le 3èmefils du très célèbre sculpteur Takamura Kôun (1852-1934), professeur de sculpture à l’Ecole des Beaux-arts de Tokyo et réformateur de la sculpture japonaise à l’aube de l’époque moderne. Son frère est le poète Takamura Kôtarô qui étudia l’art occidental à New York et à Paris. En 1915, il est diplomé de la section fonte du bronze à l’Ecole des Beaux-arts de Tôkyô. Toyochika s’associe à Tsuda Nobuo et à l’association des bronziers intitulée «Seikokai»(Association du vase vert). Il prend part à la création de mouvements réformateurs du bronze comme en 1915 le groupe « Kokukisha » (Société de la brillance noire), en 1918 le Chûjinsha (Société des hommes piliers) et en 1919 le « Sôshoku bijutsuka kyôkai » (Association des artistes décorateurs). En 1926, il fonde un mouvement d’avant-garde appelé Mukei qui influencera toute la production à venir de style art déco. Lorsqu’en 1927, les arts décoratifs sont autorisés à prendre part au Salon d’art impérial, il reçoit le prix spécial du jury.Par la suite, il est sélectionné pour les salons Shin Bunten et Nitten Toyochika a été professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Tokyo. En 1935, il fonda l’Association des Véritables arts appliqués, basé sur les principes du constructivisme et du fonctionnalisme du Bauhaus. Il fut largement récompensé de son vivant en occupant des fonctions officielles au Salon impérial d’art (Teiten),. En 1964, il fut désigné Trésor national vivant pour son travail de fonte du bronze. Il est particulièrement connu pour sa participation au mouvement art déco au Japon.

2013 : Seisei (Plant growth) par Satoko Fujikasa (née en 1980),
grès à couverte blanche mate, Japon, 2013.

15.01.21.Don SAMC 2013.3.Fujisaki
Seisei (Plant growth) par Satoko Fujikasa (née en 1980), grès à couverte blanche mate, Japon, 2013. MC 2013-16

L’œuvre de la jeune artiste Satoko Fujikasa s’inscrit dans le domaine de la céramique sculpturale. Elle utilise la terre de Shigaraki, contenant de nombreuses imperfections afin de donner à ses surfaces une irrégularité et un relief particuliers. Cette structure puissante et équilibrée témoigne d’une grande maîtrise de l’argile et d’un sens du mouvement rarement atteint dans la céramique contemporaine. Comme d’autres artistes japonaises, elle est particulièrement sensible aux problèmes environnementaux.

 

 

MC 2012-1

MC 2012-1. Cerisier En Fleur. Okimono, Encre et Couleur sur papier. Signée et datée 1803- Oda Shitsuhitsu (1779-1832)- ©Stéphane Piera

2012 : Cerisier En Fleur. Okimono, Encre et Couleur sur papier. Signée et datée 1803- Oda Shitsuhitsu (1779-1832)

L’œuvre présentée ici apparaît remarquable à bien des égards, en particulier :

– le statut quasi emblématique de son auteur : une des rares femmes peintres de l’époque, issue qui plus est d’une célèbre famille de seigneurs féodaux (telle est l’origine, même si souvent moins prestigieuse, de nombre de peintres du courant lettré ou même ukiyo-e aux XVIIIe et XIXe siècles). Rares sont les institutions possédant des œuvres de cette artiste, absente qui plus est des collections publiques européennes.

– le parcours de l’artiste, qui l’amena à travailler en particulier à Kyoto à la fin du XVIIIe siècle, cité qui était alors le creuset de bien des expérimentations picturales dont cette peinture porte certaines réminiscences (il semble qu’on puisse y déceler des traces de recherches de précurseurs, notamment de peintres dits excentriques, tels Nagasawa Rosetsu inspiré lui aussi dans certaines compositions de Kano Eitoku ; mais aussi plus lointainement, dans le travail sur la couleur, de peintres de l’école Rimpa).

– la qualité intrinsèque de l’œuvre, qui s’impose par la maîtrise, l’originalité et la beauté de sa composition ; si le principe de la représentation tronquée d’arbres fut de fait exploité dès la fin du XVIe siècle par le grand peintre Kanô Eitoku, à l’échelle de grands paravents ou de cloisons coulissantes, il est transposé ici dans le format plus réduit, étroit, d’un kakemono de grande taille. Cette focalisation encore plus étroite sur le motif, qui occupe l’essentiel de la surface picturale et est projeté en gros plan vers le spectateur, confère énergie et modernité à cette peinture qui ne date pourtant que du début du XIXe siècle. Le thème du cerisier en fleur est un thème pictural très prisé au Japon depuis les temps les plus anciens, autour duquel se sont développé nombre d’associations littéraires et symboliques ; il est dans cette peinture amplement revisité, habité par une tension dramatique due à la composition très audacieuse, préfigurant presque les vues d’Edo conçues au milieu du XIX e siècle par Hiroshige (qui privilégient dans la série de 1858 la mise en exergue d’un unique motif en gros plan, oblitérant en partie la surface picturale totalement repensée).

Parmi les grands courants picturaux développés à Kyoto vers la fin du XVIIIe siècle, outre la possible influence de peintres tels Nagasawa Rosetsu, on peut citer également le travail de Maruyama Okyo qui s’attacha également dans le dernier tiers du XVIIIe siècle à dépeindre, à l’échelle de vastes paravents ou de kakemonos, des pins dont les troncs noueux, ou contournés, vus en gros plans, échappent souvent au cadre de la composition .

– la mise en couleurs, sans contours, par des lavis qui suggèrent subtilement sur le tronc du cerisier volumes et ombres légères.

Enfin la peinture a été conservée dans un état parfait (de même que le très beau montage).

Don exceptionnel de la Société des Amis du Musée Cernuschi

2011 : Ours en bronze doré. Chine. Epoque des Han

Don exceptionnel de la Société des Amis du Musée Cernuschi
2011 ours
Le musée Cernuschi présente un panorama très complet de l’archéologie et de l’art chinois du néolithique jusqu’à la dynastie des Song (960-1279). Néanmoins, certaines lacunes demeurent. Ainsi le musée ne possédait aucun bronze spectaculaire de l’époque des Han (206 av. – 220 ap. J.-C.). A l’occasion du prochain départ à la retraite de Gilles Béguin, Conservateur Général, la Société des Amis du Musée Cernuschi a tenu à faire don d’un exceptionnel ours en bronze doré, peut-être un pied d’écran. L’animal possède une expressivité, presque caricaturale qui lui confère une présence particulière.

En chinois, le mot « ours », xiong, est, avec un changement de ton, l’homonyme du terme « bravoure » ou « force ». Ce point, conforté par la morphologie de l’animal, fit qu’à l’époque des Han, on attribuait des pouvoirs particuliers aux ours. Ainsi Chiyou, dieu de la guerre, possède une tête d’ours. Dans les parcs impériaux, dès le premier empereur (221-210 av. J.-C.), des ours vivants animaient ces « forêts suprêmes » (shanglin), conçues comme des microcosmes. L’ours est également associé à l’immortalité. Sa soudaine apparition dans l’iconographie correspondrait au règne de l’empereur Wudi (r. 140-87 av. J.-C.) et pourrait être mis en relation avec l’intérêt de ce souverain pour la quête de l’immortalité. Le thème de l’ours se rencontre donc fréquemment dans l’iconographie à l’époque de la dynastie des Han. Des supports de bronze et des poids sont en forme d’ours. L’ours participe de la faune qui s’ébat sur les représentations des îles des immortels (vases de type lei ou brûle-parfums) et sur les reliefs des tombes, par exemple dans la célèbre nécropole de la famille Wu au Shandong.

Il convient de citer tous ceux qui ont contribué à cet achat. En premier lieu la Fondation Antoni Laurent, Close Brothers, Cabinet Derains, Gharavi et Lazareff, Comgest SA, Marceau Finance, Montpensier Finance, Sofinnova Partners et M. Paul Lippens.
De plus, de nombreux membres de l’association ont tenu à apporter leur contribution : M. Pierre Jourdan-Barry, M. Olivier Gérard, M. Robert Lavayssière, Fimex SA, Mme Régine Brawerman, Mme Marie-Agnès Dufour, Mme Brigitte Gagneraud, M. Michel Jacob, Mme Lotus Mahé, Mme Liliane Legault, Mme Annick Hamet, M. Gilles Béguin, Mme Jacqueline Berthelot-Blanchet, Mme Micheline Fried, Mme Hélène Lassalle, Mme Isabelle Kahn-Sriber, M. Jean-Martin Noailles, Mme Marie-Noëlle Delorme, Mme Eliane Lepke, Mme Sophie Aurand, Mme Catherine Hollocou, Mme Christiane Lagumina, M. François Maunoury, M. Clément Soubrier, M. et Mme Vo Quang Yen, Mme Chantal Gerez, Mme Chantal Le Vert, Mme Jean Pasquet, Mlle Christiane Pinatel, M. et Mme Alain Hetier. Que tous reçoivent la reconnaissance de la Conservation.

M.C. 2010-5 ; M.C. 2010-6 ; M.C. 2010-7

2010 : Chang Yu (1900-1966) dit Sanyu

Nu assis

Esquisse au crayon | H. 44,2 cm ; L. 27,6 cm | Signé et daté 1930 en bas à droite
Inscription « A mon cher ami Dahan »
M.C. 2010-5. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

Nu debout

Esquisse au crayon | H. 50 cm ; L. 29,5 cm | Signé en bas à gauche
M.C. 2010-6. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

Panthère

Xylographie n°42/50 | H. 24,4 cm ; L. 35 cm | Signé en bas à droite
M.C. 2010-7. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

M.C. 2010-4

2010 : Wang Zhen (1867-1938)

Huaisu écrivant sur une feuille de bananier

Encre et couleurs sur papier | H. 130 cm ; L. 33,2 cm | Signé et daté 1922
M.C. 2010-3. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

Immortels dans la montagne

Encre et couleurs sur papier | H. 135,5 cm ; L. 32,3 cm | Signé et daté 1924
M.C. 2010-4. Don de la Société des Amis du Musée Cernuschi

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Qui sommes nous ?

La Société des Amis du Musée Cernuschi a été fondée en 1922 pour enrichir les collections du musée Cernuschi.
La Société des Amis rassemble amateurs et collectionneurs, qui se rencontrent autour de cycles de conférences, de visites et de voyages.