

L’escalier de l’hôtel particulier a été restauré dans un esprit du XIXe siècle.
Plusieurs oeuvres de la collection d’Henri Cernuschi ou des pièces décoratives des dernières dynasties chinoises y sont présentés.
Brûle-parfum enlacé par un dragon
Kimura Toun (actif 1ère moitié du XIXe siècle)
76 x76 cm
Japon
Cachet “ Toun chû ”
M.C.2082. legs Henri Cernuschi
Kimura Toun est connu comme le disciple et le successeur choisi par le fondeur Murata Seimin en 1829. En tous les cas, Toun prit le nom de Murata Seimin II, rendant ainsi allégeance à Seimin. . Tous deux sont les artisans d’un renouveau de l’art du bronze au Japon au cours de la période Bunka-Bunsei (1804-1830). Ce renouveau est lié à la demande privée pour des objets liés à l’usage domestique, brûle-parfums, vases pour l’arrangement floral, objets de lettrés, objets décoratifs ou okimono (littéralement « objets à poser »). La création d’un répertoire et de formes nouvelles est lié à l’utilisation de la fonte à cire perdue, jusqu’alors utilisée surtout pour la fonte des statues de culte.

Bodhisattva
bronze doré
137 x 66 x 45
Chine septentrionale
Règne de Yongle (1403-1424), dynastie des Ming (1368-1644)
M.C. 5173. Coll. Gumpel, Russie ; vente G…., Paris, 1904 ; Coll. Renée Tarn ; don Renée Tarn, dite Pauline Vivien, 1909
En l’absence d’attributs, il est impossible d’identifier ce bodhisattva. Ce type de bodhisattva debout, légèrement déhanché, encadré de deux lotus, ici brisés, supportant les attributs propres de la déité, sera l’un des schémas iconographiques récurrents de l’art lamaïque chinois. La pièce devait, avec un autre bodhisattva, encadré un buddha assis ou participer d’un groupe de huit bodhisattva.
L’œuvre fait partie des rares bronzes Yongle de grande taille parvenues jusqu’à nous (hauteur 1,37cm).